La Fête du piment d’Espelette revient les samedi 24 et dimanche 25 octobre 2026 dans les rues du village basque, avec une entrée libre, la bénédiction des piments le dimanche matin et une grande foire gastronomique pour clore la saison de récolte.
- Rendez-vous les 24 et 25 octobre 2026 à Espelette, dans les Pyrénées-Atlantiques.
- L’accès à la fête est gratuit, la foire gastronomique occupe les rues tout le week-end.
- Le dimanche : messe, bénédiction des piments, défilé des confréries puis intronisation.
- Des navettes partent des villages voisins pour éviter les bouchons à l’entrée du bourg.
Plan de l'article
Une fête de fin de récolte née en 1967 #
La fête a été lancée en 1967 par le syndicat d’initiative du village, rappelle la fiche de Festival en France. Elle tombe chaque année le dernier week-end d’octobre, au moment où les dernières cordes de piments sèchent sur les façades.
Pour l’édition 2026, l’organisation est portée par la Confrérie du piment et ses partenaires. La même source annonce une fréquentation de plus de 20 000 visiteurs, ce qui en fait l’un des plus gros rassemblements gourmands du Pays basque à l’automne.
Ce qui fait le charme de la fête, c’est son côté très local : on y croise des producteurs, des bandas, des danseurs du village, et des familles venues acheter leur provision de poudre pour l’hiver.
Que voir le samedi 24 octobre ? #
Le samedi est la journée de la foire. Les stands de piments frais, en corde, en poudre ou en purée s’alignent dans la rue principale, à côté des fromages de brebis, du jambon, des gâteaux basques et des artisans.
Le programme provisoire relayé par Unidivers prévoit des danses basques au fronton dans l’après-midi, un concert de chœur d’hommes à l’église Saint-Étienne puis un dîner populaire sous les halles. Les horaires définitifs restent à confirmer par l’office de tourisme.
Le dimanche, la bénédiction des piments #
Le dimanche concentre les moments les plus attendus. La journée commence à 10 h par une messe solennelle suivie de la bénédiction des piments à l’église. Les confréries gastronomiques défilent ensuite dans les rues en tenue d’apparat.
Vers midi, au théâtre de verdure, la Confrérie du piment intronise ses nouveaux membres et remet le prix Piment de l’année. L’après-midi laisse la place aux bandas et aux Makilaris, ces danseurs au bâton basque, au fronton.
Conseil pratique : arriver tôt le dimanche. La messe et la cérémonie attirent le plus de monde, et les parkings fléchés à l’entrée du village se remplissent vite.
Un piment protégé par une AOP #
Le piment d’Espelette n’est pas un simple produit de terroir. Il bénéficie d’une appellation d’origine protégée depuis 2000, et c’est la seule épice française à disposer de ce label, explique le Guide du Pays basque.
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L’aire de production est limitée à Espelette et neuf villages voisins du Labourd, dont Itxassou, Ainhoa, Cambo-les-Bains et Ustaritz. La variété cultivée, la Gorria, est arrivée d’Amérique et s’est implantée à Espelette au XVIIe siècle.
Sur les étals, regardez l’étiquette : la mention AOP garantit l’origine, la variété et un séchage conforme au cahier des charges. Une poudre vendue simplement « au piment » ne l’est pas forcément.
Comment s’y rendre sans s’énerver ? #
Espelette se trouve à environ 25 km de Bayonne. Le week-end de la fête, la circulation est dense sur la route qui monte au village. Des navettes partent de Saint-Pée-sur-Nivelle, de la gare routière de Cambo-les-Bains et d’Itxassou, pour un ticket compris entre 2 et 2,50 € le trajet selon le Guide du Pays basque.
Ceux qui viennent en car depuis Bayonne ont intérêt à vérifier l’heure du dernier retour avant de partir.
Que rapporter pour sa cuisine de famille ? #
La fête est le bon moment pour faire le plein. Une corde de piments frais se suspend dans un endroit sec et aéré, à l’abri du soleil direct, et se garde tout l’hiver. La poudre, elle, perd son parfum à la lumière : un petit bocal fermé dans un placard fait l’affaire.
Côté recettes de toujours, le piment d’Espelette relève l’axoa de veau, la piperade, les œufs brouillés au jambon ou une simple soupe de potiron. Il apporte plus de parfum que de feu : on l’ajoute plutôt en fin de cuisson pour garder ses arômes fruités.
Et si vous ne pouvez pas faire le déplacement, gardez la date en tête pour l’an prochain : la fête revient chaque fin octobre, avec le même rituel de bénédiction et la même odeur de piment grillé dans les rues.




