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Agriculteurs de Grande Provence : dix filières AOP, IGP et Label Rouge font cause commune

Dix filières agricoles de la Grande Provence, de la Camargue aux Alpes de Haute-Provence, ont choisi de parler d’une seule voix sous la bannière « Les Agriculteurs de Grande Provence ». Leur point commun : des produits sous AOP, IGP ou Label Rouge, qu’elles veulent mieux faire connaître des consommateurs.

En bref
  • Dix filières réunies, de l’agneau de Sisteron au riz de Camargue.
  • Une campagne pilotée par la Chambre régionale d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur, financée par l’Union européenne.
  • Objectif : expliquer ce que garantissent les logos AOP, IGP et Label Rouge.
  • Seuls 22 % des Français citent spontanément l’AOP parmi les signes officiels qu’ils connaissent.

Quelles sont les dix filières du collectif ? #

Le site du collectif liste les dix partenaires et leurs signes de qualité. Côté élevage, on trouve l’agneau de Sisteron (IGP et Label Rouge) et le taureau de Camargue (AOP). Le foin de Crau (AOP) complète ce volet.

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Viennent ensuite les cultures : le riz de Camargue (IGP), le petit épeautre de Haute Provence et sa farine (IGP), la pomme des Alpes de Haute-Durance (IGP et Label Rouge). Les huiles et olives AOP de la Région Sud, les miels de Provence (IGP et Label Rouge), le thym de Provence (IGP) et les herbes de Provence (Label Rouge), puis le vin des Baux-de-Provence (AOP) ferment la liste.

Pourquoi ces producteurs s’unissent-ils maintenant ? #

Le constat de départ est simple : les logos sont partout, mais peu de gens savent ce qu’ils signifient. L’article de Presse Agence du 21 octobre cite une étude Occurrence/Ifop de 2025 : 53 % des Français font attention à l’origine française d’un produit, mais seulement 21 % regardent un signe de qualité.

Pour 15 à 28 % des consommateurs, un label reste un critère d’achat décisif. Et quand on leur demande de citer les signes officiels qu’ils connaissent, 22 % pensent spontanément à l’AOP et 10 % seulement à l’IGP. Le terroir est reconnu, ses garanties beaucoup moins.

Que disent les producteurs ? #

La porte-parole du collectif, Sandrine Faucou, produit du petit épeautre de Haute Provence. Elle résume la démarche ainsi : « Nous sommes dix filières réunies autour d’une même volonté : défendre nos pratiques, valoriser nos produits. » Et d’ajouter : « La Grande Provence est notre bien commun. »

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Derrière la formule, il y a des enjeux concrets : rendre lisibles les engagements de chaque filière, sécuriser les débouchés et montrer les visages de ceux qui travaillent sous cahier des charges. Le collectif met en avant l’emploi local, l’entretien des paysages et la vie des campagnes que ces filières font tenir.

Que garantissent vraiment AOP, IGP et Label Rouge ? #

Ces trois signes ne disent pas la même chose. Selon les définitions de l’INAO, l’AOP exige que toutes les étapes de production se déroulent dans l’aire géographique, avec un savoir-faire reconnu. L’IGP demande qu’au moins une étape y soit réalisée. Le Label Rouge, lui, atteste une qualité supérieure, sans lien obligatoire avec un lieu.

Le ministère de l’Agriculture rappelle que l’IGP certifie le lieu d’au moins une étape de production ou de transformation. Le collectif insiste, lui, sur les cahiers des charges précis et les contrôles indépendants que suivent toutes ses filières. C’est ce qu’il veut faire passer : derrière l’agneau de Sisteron ou le riz de Camargue, il y a des règles écrites, vérifiées, et non un simple argument de vente.

Un même produit peut d’ailleurs cumuler deux signes. C’est le cas de l’agneau de Sisteron, de la pomme des Alpes de Haute-Durance et des miels de Provence, qui portent à la fois l’IGP et le Label Rouge.

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Comment la campagne va-t-elle toucher le public ? #

Pilotée par la Chambre régionale d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur, la campagne s’inscrit dans le programme européen « Enjoy, it’s from Europe ». Le site du collectif propose déjà une série de vidéos tournées chez les producteurs, un quiz sur la Grande Provence et un court questionnaire anonyme destiné aux consommateurs.

L’approche tranche avec la publicité classique : plutôt que de vanter un produit, elle explique un logo. Pour qui achète un sachet d’herbes de Provence ou une bouteille d’huile d’olive, c’est une façon de comprendre ce que l’on paie.

Comment reconnaître ces produits en magasin ? #

Le premier réflexe est de chercher le logo officiel sur l’emballage, et non une simple mention « de Provence ».

Le second réflexe est de lire le nom complet de l’appellation : « thym de Provence IGP » n’est pas la même promesse qu’un thym sans signe. En marché ou à la ferme, il suffit de demander au producteur s’il est engagé dans la filière : il connaît son cahier des charges.

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Questions fréquentes #

Quelles filières font partie des Agriculteurs de Grande Provence ?

Agneau de Sisteron, foin de Crau, huiles et olives AOP, miels de Provence, petit épeautre de Haute Provence, pomme des Alpes de Haute-Durance, riz de Camargue, taureau de Camargue, thym et herbes de Provence, vin des Baux-de-Provence.

Qui finance la campagne ?

Elle est financée par l’Union européenne et pilotée par la Chambre régionale d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

L’AOP et l’IGP, est-ce la même chose ?

Non. L’AOP impose que toutes les étapes se fassent dans la zone d’origine, l’IGP au moins une.

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